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 Thor

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Thor96

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MessageSujet: Thor   Mer 11 Jan - 6:34

J'ai peur,....., j'ai peur de mourir, mais je ne peux point rester a l'ombre de cette épave si veux espérer survivre.
J'entends les vagues qui cognent contre la coque du navire renversé où je me trouve.
J'ai faim, j'ai soif,....
Je me décide enfin, je me retourne face à la mer où les premiers rayons de l'aube m’aveuglent, des larmes commencent à couler, je détourne mon regard de l'astre doré et je le porte de nouveau sur l'épave du galion où je me trouve. Je me rappelle comment je suis arrivé ici :
Je me nomme Thor je ne connais pas mon âge exacte mais je dois avoir environ 30 printemps.
Dans mon village d’origine, dans le duché de Frie, j’avais la réputation d’être le meilleur bûcheron du coin
Il y a de cela 6 mois j’étais encore éclaireur dans le bataillon de reconnaissance de Frie, mais,
un jour, lors de la guerre des pestiférés, alors que je campais avec ma troupe dans un champ du duché de Vaunes un rat mordit un jeune soldat qui dormait dans un tas de foin, mon jeune compagnon attrapa ainsi la peste et la transmettait rapidement au reste du groupe, ce fut horrible toutes les nuits pendant une longue semaine mes camarades, mes amis, mes frères hurlaient de douleur et je ne pouvais rien faire, la peste opéra ainsi son œuvre meurtrière et décima la quasi-totalité de mon bataillon.
Je me retrouvais donc seul avec une dizaine d’autres éclaireurs ayant eux aussi survécu.
Nous décidâmes donc de retourner dans le duché de Frie, mais arrivés là-bas, les gardes de Pourpreroc nous empêchèrent d’entrer et nous sommèrent de quitter cette contrée de peur que nous répandions l’épidémie, et ce malgré nos contestations, indiquant que nous n’étions point contaminés.
Après avoir mûrement réfléchi, nous décidâmes de nous séparer, je partis donc seul vers
Port-Constance dans l’espoir d’y trouver un emploi de marin ou de garde.
Après plusieurs semaines de débauche où je restais assis, seul, devant le comptoir des bars les plus mal famés, à boire bière sur bière. J’entendais parler d’une expédition commandée par le nobliau De Lesquières qui partait le lendemain matin pour tenter de découvrir de nouvelles terres, et de nouvelles richesses. Apprenant que De Lesquières aurait sans doute besoin d'éclaireurs pour explorer les nouvelles terres qu'il comptait bien trouver. Je décidais donc de tenter ma chance, et, après maintes pérégrinations, j’obtenais finalement un poste sur le navire.
Quelques semaines après notre départ, la mutinerie éclata, je comprenais ces hommes, après cette violente tempête nous avions quasiment tout perdu, ils avaient seulement peur de mourir. Mais en même temps je condamnais cette conduite sauvage, je participais néanmoins à la révolte, mais, pour le salut de mon âme, je pris soin de ne tuer aucun homme, laissant les autres mutins s'en occuper. Après cette révolte ce fut un chaos incommensurable jusqu'à ce que nous vîmes enfin une terre à l'horizon.
L'Atlantis échoua peu de temps après sur ces plages inconnues.
Quelques heures seulement après notre arrivée les autochtones commencèrent à nous attaquer, lors
de l'un de leurs multiples raids, une flèche m'atteignit à la jambe,fou de douleur,je couru(du mieux que je pus, pas facile avec une flèche dans la jambe)en évitant les projectiles,vers l'orée de la forêt, où, se tenaient embusqués les indigènes, à peine arrivés aux premiers arbres que je reçu un formidable coup derrière le crâne, je m'évanouissais immédiatement.
Quand enfin je me réveillais, et, constatant que j'étais seul, je compris rapidement que les autres survivants étaient partis, sans doute me croyant mort, je cherchais également des yeux les sauvages, mais, il n'y avait plus personne. Ayant quelques connaissances en médecine, je réussit,notamment, grâce à une herbe appelée "l'herbe des rois", qui apparemment se trouvaient en énormes quantités à l'orée de ces bois, alors qu'elle était si rare dans le duché de Frie, à enlever la flèche, et à désinfecter la plaie, aucune artère n'ayant été touché je guéris assez rapidement, et, après quelques jours de repos, même si je boitais, je pouvais de nouveau marcher.
Maintenant je dois trouver de la nourriture et les autres survivants,......
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Thor96

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MessageSujet: Re: Thor   Mer 22 Fév - 8:49

Enfin j’ai terminé la construction de ma maison, éreinté et couvert de sueur, je vais m’allonger sur mon lit. Petit à petit, je sombre dans les bras de Morphée, vaincu par le sommeil, enfin, je m’endors. Des souvenirs me reviennent, je viens d’une famille nombreuse, je me souviens de mes trois frères et de mes deux sœurs, je suis le cadet de la famille. Etant le plus jeune, et comme il était de coutume dans le pays, mes parents avaient décidés de m’envoyer étudier les Saintes Ecritures dans l’abbaye de la région. Effectivement, mes trois frères aidaient déjà mon père dans sa scierie, et ils n’avaient pas besoin d’une paire de bras supplémentaire, et mes deux sœurs étaient serveuses dans l’auberge du village. A douze ans donc je dus quitter ma famille et commencer à vivre la vie très stricte de moines. Durant cinq j’étudiais avec assiduité. La veille de mon entrée officielle au Clergé, on vint m’apprendre la triste nouvelle : mon village avait été attaqué par un groupe de pillards, il ne restait que très peu de survivants. Fou de chagrin, je quittais en courant l’abbaye en direction de mon village natal. Enfin arrivé, et après avoir retrouvé les quelques survivants assis dans les décombres fumants de l’auberge, je cherchais des yeux ma famille priant pour tous les retrouver sains et saufs. Mais l’On en avait décidés autrement ! Je pus, retrouver ma mère et une de mes sœur, mais quand je leur demandais où étaient le reste de la famille, elles secouèrent négativement la tête d’un air grave.
Six mois plus tard, le village avait été reconstruit et le deuil terminé. Pour subvenir au besoin du reste de ma famille je dus reprendre l’exploitation forestière de mon père. Je ne connaissais pas grand-chose au métier de bûcheron puisque qu’il avait toujours été clair pour moi que je deviendrais prêtre, je ne m’étais donc jamais occupé du travail de mon père et de mes frères.
Mais à force de persévérances, je parvins en trois ans, et en embauchant une dizaine de nouveaux bûcherons pour m’aider à ma tâche, à rendre à la scierie son ancien statut de fournisseur officiel de la région. Dans l’année qui suivit, ma sœur se maria avec un riche commerçant et elle partit s’installer à Pourpreroc, un incendie d’origine criminel ravagea la forêt que j’exploitais, et ma mère mourut. Après l’avoir enterrée selon les usages, je compris que je n’avais plus rien à faire ici, et je partis moi aussi m’installer à Pourpreroc.
Là-bas j’y découvris un vieil oncle à moitié sénile qui tenait une petite auberge nommée : « Le Sanglier Noir ». Après que je lui ai raconté tout ce qui m’était arrivé, il accepta de m’engager dans l’auberge, pendant deux ans j’aidais ainsi mon oncle au « Sanglier Noir» tantôt serveur, tantôt plongeur et parfois même videur. A la fin de l’année 1243 mon oncle mourut, quelques jours plus tard, j’apprenais qu’il avait changé son testament et que j’étais désormais le propriétaire du « Sanglier Noir ».
Malgré la guerre qui commençais à faire rage dans le reste du royaume de Tell, je ne m’en occupais pas et je m’attachais plutôt à essayer d’engranger encore plus de bénéfices avec mon auberge. Après un an de travail acharné je pus engager une serveuse, et trois ans plus tard je possédais la plus grande taverne du quartier. Malheureusement la guerre me rattrapa et mis fin à mon bonheur, le duché ayant déclaré la mobilisation générale, je fus recruté et j’intégrais le bataillon de reconnaissance de Frie. La guerre était horrible c’était pire que tout ce que l’on m’avait raconté. Des bribes de souvenirs me reviennent, des corps percés de flèches, des hommes hurlants de douleur, des soldats mutilés,…
Je me réveille en sursaut aux souvenirs de ces scènes affreuses. Je me lève et me rends à la fenêtre de ma maison. De là, j’observe la mer pendant un long moment. Espérons que la guerre n’atteindra jamais cet endroit !
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